Dans une société bretonne, une femme atteinte d’une maladie génétique devient référente handicap

Elle a su transformer sa particularité en force. Alexandra Guilleron souffre d’une maladie génétique qui rigidifie ses articulations. Dans la société de conseil en recrutement où elle est RH, elle occupe aussi le rôle de référente handicap. Son entreprise emploie aujourd’hui plus de 10% de salariés en situation de handicap. Selon la loi, toute structure de plus de 250 employés doit désigner un référent de ce type dont la mission est "d’orienter, d’informer et d’accompagner les personnes en situation de handicap". Alexandra accompagne ainsi ses collègues pour mieux vivre leur travail au quotidien. Une proximité qui favorise les échanges"C’est plus facile pour les gens de se confier à quelqu’un qui comprend leurs problématiques, qui comprend cette crainte du regard de l’autre. C'est plus facile d'enlever toute pudeur en se disant ‘je peux faire confiance à cette personne parce qu’elle sait ce que je vis’", estime la chargée de développement RH. Une proximité qui facilite les échanges et permet d’apaiser les craintes des travailleurs handicapés souvent confrontés aux injustices. "Il y a la peur d’être stigmatisé, d’être jugé, d’être limité aussi dans son évolution professionnelle. Le fait d’avoir nommé Alexandra en tant que référente handicap permet de poser cette politique volontariste d’ouverture", salue Sandrine Blommaert, DRH de la société Fym Action/Télémaque. Une politique payante selon la direction de l’entreprise : l’inclusion de personnes en situation de handicap a renforcé la performance et la cohésion des équipes.