Pour s'occuper des animaux de compagnie, la charge mentale revient aussi aux femmes

64% des femmes achètent davantage les produits du quotidien pour le ou les animaux -croquettes, friandises, colliers, jouets. (Photo: Waitforlight via Getty Images)
64% des femmes achètent davantage les produits du quotidien pour le ou les animaux -croquettes, friandises, colliers, jouets. (Photo: Waitforlight via Getty Images)

64% des femmes achètent davantage les produits du quotidien pour le ou les animaux -croquettes, friandises, colliers, jouets. (Photo: Waitforlight via Getty Images)

FOYER - Après tout, s’occuper de la litière ou acheter des croquettes sont des tâches domestiques comme les autres. Et sans surprise, une étude de l’Ifop réalisée pour la marque Vetocanis et dévoilée ce jeudi 9 juin le confirme: 81% des femmes estiment en faire plus que leur conjoint dans les corvées liées aux animaux domestiques.

Pour François Kraus, responsable du pôle “Genre et sexualité” à l’Ifop, c’est logique. “Même si le choix d’un animal de compagnie relève souvent d’une décision collective, c’est in fine la femme qui en assume le plus souvent la charge, souligne-t-il. Car c’est à elle que les stéréotypes de genre assignent la responsabilité de la bonne tenue de la maison.”

Cette étude ne fait donc que mettre en exergue la même inégalité entre les sexes que l’on retrouve dans la prise en charge des tâches ménagères en général. “Le fait de prendre soin des animaux obéit également à la logique du ‘care’, qui s’applique aux enfants et aux personnes âgées, développe-t-il, dont s’occupe majoritairement la gent féminine.”

Croquettes, litière, toilette, vétérinaire...

Dans le détail, 64% des femmes achètent davantage les produits du quotidien pour le ou les animaux -croquettes, friandises, colliers, jouets. 59% d’entre elles s’occupent de prendre rendez-vous chez le vétérinaire et 55% gèrent la prise en charge de l’animal lors des vacances.

31% des Français en couple interrogés par l’étude admettent s’être déjà disputés à cause des tâches liées à un animal de compagnie. C’est chez les moins de 35 ans qu’il y a le plus de conflits: 46% d’entre eux se sont déjà pris le bec sur ce thème.

Des disputes qui peuvent parfois aller jusqu’à la séparation: 15% des sondés ont mis fin à une relation parce que leur conjointe ou conjoint ne s’entendait pas avec leur animal de compagnie. 14% parce que l’un ou l’autre ne souhaitait pas en avoir. Et 10% parce que les tâches liées à celui-ci n’étaient pas également réparties.

La proportion totale de personnes pour qui la charge des animaux a joué un rôle dans une séparation amoureuse est de 16%. Elle est de 42% chez les 18-24 ans, une nouvelle fois surreprésentés.

31% des Français en couple possédant un animal se sont déjà disputés à cause de l’inégale répartition de ces tâches (Photo: Ifop)
31% des Français en couple possédant un animal se sont déjà disputés à cause de l’inégale répartition de ces tâches (Photo: Ifop)

31% des Français en couple possédant un animal se sont déjà disputés à cause de l’inégale répartition de ces tâches (Photo: Ifop)

Séduire avec un animal 

À l’inverse, 23% des personnes interrogées admettent s’être déjà servies de leur animal de compagnie pour séduire quelqu’un: soit pour entamer une conversation avec une personne qui leur plaisait (16%), soit pour montrer cette personne qu’ils avaient un point commun (15%) ou encore pour l’attendrir (12%).

Encore une fois, ils sont plus nombreux, 43%, chez les 18-24 ans. Les hommes le font un peu plus que les femmes, puisqu’ils sont 26% à se servir de leur animal pour séduire, contre 21% des femmes. Et cela semble fonctionner relativement bien, puisque 17% des Français affirment avoir déjà entamé une relation avec quelqu’un grâce à leur intérêt ou à la possession d’animaux.

Chez les moins de 35 ans, ce chiffre monte à 25%, soit un quart d’entre eux. En revanche, l’étude précise dans une question dédiée à ce sujet que seul un tiers (28%) des personnes interrogées seraient prêtes à avoir des rapports sexuels tout en étant observés par un animal de compagnie.

L’enquête a été menée les 24 et 25 mai 2022 par l’IFOP pour Vetocanis auprès d’un échantillon de 1011 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, dont 963 personnes possédant ou ayant possédé des animaux de compagnie.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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