Un soap et au lit : « Falcon Crest », ni piquette ni grand cru

Par Fabrice Dupreuilh
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 Jane Wyman et Lorenzo Lamas dans la série Falcon Crest
Jane Wyman et Lorenzo Lamas dans la série Falcon Crest

J.R. Ewing, Alexis Colby, Abby Ewing? Ces trois grands méchants de la télé américaine des années 1980, venus tout droit de Dallas, Dynastie et Côte ouest, ont marqué l'esprit du public français friand de soaps rutilants. On ne peut pas en dire autant d'Angela Channing, l'héroïne machiavélique de la série Falcon Crest, qui, pourtant, n'avait rien à envier à ses compagnons de coups bas. Il faut dire qu'en France cette saga viticole n'a pas bénéficié d'une programmation à la hauteur de son succès outre-Atlantique. D'abord diffusée en 1987 par la toute jeune M6, qui, à l'époque, ne couvre pas encore l'ensemble du territoire français, elle est rachetée, en 1989, par France 2, qui la relègue en début d'après-midi, et découpe maladroitement chaque épisode en deux parties. Falcon Crest avait pourtant tous les atouts pour séduire un public qui, un an auparavant, avait réservé un accueil chaleureux à Côte ouest, la série dérivée de Dallas, malgré ses huit ans d'écart avec la diffusion américaine. Dommage ! Car, pendant les années Reagan, Falcon Crest, avec ses 227 épisodes, a compté parmi les séries les plus populaires aux États-Unis, où elle a figuré dans le top 10 des meilleures audiences quatre années d'affilée. Sans pour autant atteindre la première place !

Bienvenue au pays de l'or rouge ! Falcon Crest, c'est Dallas, à la différence près que les fûts de vin remplacent les barils de pétrole. Bye bye le Texas, donc, et direction l'ensoleillée Californie. La série [...] Lire la suite