SNCF : le retour du train couchette

Un des derniers trains de nuit relie Paris à Latour-de-Carol (Pyrénées-Orientales). Il transporte généralement des habitués des trains couchettes. “C’est un peu rétro. Moi, je dors bien dans le train”, commente une passagère. Pour d’autres, c’est une première et, visiblement, le train du sommeil a du mal à passer. “Je me suis mis là, je n’ai pas dormi. Je ne sais pas comment font les autres”, s’interroge un passager, debout dans le couloir d’un wagon, dans l'édition du 31 janvier du 23 Heures.Deux nouvelles lignes Si les voyageurs nocturnes se font rares, dans les années 1960, la SNCF a sorti le grand jeu pour attirer les Français. Les couchettes sont plus confortables, des accessoires (lavabo, ventilateur) sont alors installés. Si en 1980, les trains de nuit représentent 16% du trafic ferroviaire, le lancement du TGV en 1981 marque le début d’une lente agonie. Aujourd’hui, il ne reste plus que deux lignes nocturnes. Pour la SNCF, le modèle n’est pas assez rentable. Quant aux défenseurs des trains de nuit, ils prônent le modèle écologique du trafic ferroviaire. À la fin de l’année, de nouvelles lignes ouvriront entre Paris, Nice (Alpes-Maritimes) et Hendaye (Pyrénées-Atlantiques).