Les smartphones dans les poches, dangereux pour la santé ? Ce que dit l'Anses

Grégory Rozières
L'Anses recommande de mieux vérifier la puissance des ondes émises par les smartphones (DAS) quand ils sont portés dans une poche près du corps.

Le DAS, qui définit une limite maximale, doit être mieux respecté et mieux mesuré, note l'agence, qui évoque des preuves "limitées" d'un impact des ondes électromagnétiques sur les fonctions cognitives.

SANTÉ - Les ondes électromagnétiques ont-elles un impact sur notre santé? Alors que près de sept milliards de téléphones, dont trois milliards de smartphones, sont aujourd’hui utilisés dans le monde, la question est sur de nombreuses lèvres.

La majorité des études n’a pas trouvé de preuve claire pour l’Homme, mais un impact limité ne peut pas être totalement évacué. Il appartient donc aux agences sanitaires de se positionner sur la question, en vertu du principe de précaution. L’Anses, l’agence française de sécurité sanitaire, a ainsi publié ce lundi 21 octobre un nouveau rapport sur la question.

Après avoir conclu à une absence d’impact avéré sur la santé malgré des effets biologiques en 2013 et un possible impact cognitif sur les enfants en 2016 (mais qui pourrait être en partie attribuable à l’utilisation du téléphone plutôt qu’aux ondes), l’agence s’est penchée depuis 2017 sur un usage particulier, mais très répandu: le fait de laisser un smartphone pendant de nombreuses heures près du corps, par exemple dans une poche de veste.

Le DAS dans le viseur

Les pouvoirs publics avaient notamment chargé l’Anses de vérifier si le dépassement des nouvelles normes de DAS, mises en place ces dernières années, comportait un possible risque. Le DAS, ou débit d’absorption spécifique, indique la quantité d’énergie transportée par les ondes électromagnétiques émises par un smartphone notamment qui est absorbée par le corps humain. Actuellement, la limite pour la tête et le tronc (si votre téléphone est collé à l’oreille ou dans votre poche de veste) est de 2 W/kg.

Après avoir analysé une soixantaine de publications scientifiques, l’agence recommande un encadrement plus strict pour les fabricants dont les téléphones dépasseraient les limites de DAS, avec une mise à jour ou un rappel des appareils concernés. L’Anses recommande aussi de durcir les normes de mesure en vigueur.

Une décision qui tient avant tout du principe de précaution: seules des “preuves limitées” d’un possible (...) Retrouvez cet article sur le Huffington Post

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