Un slogan antiguerre scandé à l’unisson lors d’un concert à Saint-Pétersbourg

CAPTURE D’ÉCRAN - LIOUBOV SOBOL SUR TWITTER

“Ceux qui croient que tous les Russes soutiennent Poutine ont tort”, souligne Lioubov Sobol, membre de l’opposition russe. Sur Twitter, cette proche d’Alexeï Navalny, principale figure de l’opposition à Vladimir Poutine, a relayé une vidéo filmée lors d’un concert du groupe russe Kis-Kis à Saint-Pétersbourg, dans l’A2 Green Concert. On y entend “une foule nombreuse” chanter à l’unisson “Merde à la guerre”, rapporte Business Insider, qui signale la publication :

Plus tôt dans la semaine, relate The Moscow Times, “une légende du rock russe a été accusée de ‘discréditer’ l’armée après un discours antiguerre lors d’un concert dans le centre de la Russie”. Il s’agit de Iouri Chevtchouk, membre phare du groupe de rock DDT, formé dans les années 1980 et notoirement antisoviétique. Le chanteur “s’est déjà illustré par des confrontations directes avec le président Vladimir Poutine, précise le site d’information russe, pour avoir soutenu les Pussy Riot, collectif de militantes anti-Kremlin, et s’être opposé à l’annexion russe de la Crimée”.

Lors d’un concert qu’il donnait mercredi 18 mai à Oufa, capitale de la République russe de Bachkirie, Iouri Chevtchouk a déclaré sous les applaudissements de la foule :

“En ce moment, le peuple ukrainien est assassiné. Pourquoi ? Et nos garçons meurent là-bas. Pourquoi ? Quel est l’objectif, mes amis ? Une fois de plus, la jeunesse de Russie et d’Ukraine meurt. Les personnes âgées, les femmes et les enfants meurent : pourquoi ? Pour les projets napoléoniens de notre César à nous, n’est-ce pas ? La mère patrie, mes amis, ce n’est pas le cul du président qui doit être léché et embrassé en permanence.”

Cité par The Moscow Times, le producteur Radmir Ousaïev a par la suite raconté sur son compte Instagram que les forces de l’ordre sont arrivées dans la salle de concert pour interroger le chanteur pendant plus d’une heure. Iouri Chevtchouk risque désormais une amende pouvant aller jusqu’à 50 000 roubles − environ 800 euros − pour avoir “discrédité” l’armée russe.

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