Slava Rostropovitch 10 ans après sa mort

Michaël de Saint-Cheron
Slava Rostropovitch 10 ans après sa mort

2017 marque le 10e anniversaire du plus emblématique violoncelliste du siècle dernier Mstislav Rostropovitch (1927 – 2007), qui fut aussi une conscience morale, connut l'exil, la déchéance de nationalité avec sa femme, la soprano lyrique Galina Vichnevskaïa, puis le retour en Russie peu avant sa mort – et l'honneur du monde...

Né à Bakou (capitale de l'Azerbaïdjan) le 27 mars 1927 d'un père violoncelliste, d'une mère pianiste, son enfance avec sa sœur aînée Veronika, fut très pauvre. Dès l'âge de 12 ans, Slava compose et ses premières partitions impressionnent Chebaline, qui présida l'Union des compositeurs de Moscou. On date son premier concert de l'été 1940 en Ukraine, où il interprète le 1er Concerto de Saint-Saëns.

Warner Classics publie pour l'occasion un album d'exception comprenant l'intégralité des enregistrements du maître pour les trois label du groupe (EMI, la Voix de son maître, Erato), un album luxueux complétant le coffret avec des textes de Yo-Yo Ma, de Frédéric Lodéon et d'autres éminents musiciens l'ayant bien connu et beaucoup aimé, parfois comme un père spirituel, un père pour la Musique. Les uns et les autres de ses anciens élèves disent ses qualités musicales confondantes, sa force de travail et de mémoire, lui qui apprit le 1er Concerto de Shostachovitch (1905-1975) pour violoncelle en deux jours et deux nuits et le joua devant le compositeur le 3e jour. (Toutes les œuvres composées ou jouées par Rostropovitch étant évidemment des œuvres pour violoncelle, nous ne le redirons pas sauf exception.)

En 1970, Darius Milhaud dédicaça à Slava une partition avec ces mots : « Au plus grand violoncelliste, à la plus grande artiste lyrique, les Rostropovitch, souvenirs d'un vieux musiciens français, Darius Milhaud. »

Commençons par citer quelques interprétations grandioses du maître du violoncelle repris ici : le Concerto op. 104 de Dvořák avec le Boston Symphony Orchestra conduit par Seiji Ozava (1985) (dont le coffret nous propose aussi la...

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