"Sky, my Brexit!", la chronique d'Anne Roumanoff

Quand Monsieur Great Britain avait décidé de quitter Madame Europe il y a trois ans, Madame Europe l'avait mal pris. Monsieur Great Britain ressentait comme un immense ras-le-bol. L'impression qu'il étouffait dans ce couple, une envie irrépressible de liberté, la sensation qu'il serait mieux tout seul, que Madame ­­ Europe voulait tout contrôler. Il répétait en boucle : "Ras le bol! Je n'en peux plus de tout ce qu'elle m'impose. Je veux me libérer des chaînes de l'union, et vite!"

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Ça n'est jamais agréable de ne pas être à l'initiative d'une rupture, alors Madame Europe, furieuse et vexée, avait dit les choses que l'on dit dans ces circonstances-là : "Après tout ce que j'ai fait pour toi! Quelle honte! Comment tu peux me faire ça? Si j'avais su… Jamais je n'aurais dû te faire confiance." "Tu es inconscient et irresponsable, tu ne vas jamais arriver à vivre sans moi. Tu n'es rien sans moi, tu entends! Rien!" "Ne crois pas que tu vas pouvoir me quitter comme ça du jour au lendemain d'un claquement de doigts, je vais faire en sorte que ça soit très très compliqué pour toi."

 

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C'était très complexe de détricoter tous ces fils entremêlés sans déchirer le tissu

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Monsieur Great Britain avait haussé les épaules devant les menaces de Madame Europe, tout à l'euphorie de sa liberté retrouvée. Dans la famille de Madame Europe, certains regardaient Monsieur Great Britain non sans une certaine envie d'avoir osé quitter le ni...


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