Six mois après sa réouverture, la prison de la Santé accueille ses premiers détenus radicalisés

Sophie Parmentier
Après de longs mois de rénovation, une quinzaine de cellules peuvent désormais accueillir des détenus radicalisés, dont certains sont des terroristes islamistes.

"Voilà, on rentre typiquement dans le QB3". Derrière une lourde grille en fer, on entre dans le "QB3", comprenez "quartier B3". C'est le quartier de prise en charge de la radicalisation, à la prison de la Santé, à Paris.

Entièrement rénovée, la prison peut aujourd'hui accueillir des détenus radicalisés dans une quinzaine de cellules. Certains sont des terroristes islamistes. Des détenus regroupés dans ce quartier spécifique de prise en charge de la radicalisation, qu'on appelle un QPR, comme il en existe déjà deux autres en France.


Des trappes pour menotter les détenus

Depuis quelques jours, quatre détenus y sont. La sécurité est maximale, avec des caméras dans les coursives. Les surveillants sont équipés de gilets pare-lame, et les portes des cellules équipées de trappes pour le menottage. "Lorsque nous avons un détenu qui présente un potentiel de dangerosité assez fort, ça nous permet de lui demander de passer ses mains et de le menotter avant qu’il ne sorte de sa cellule pour tout mouvement", explique Bruno Clément-Pétremann, le directeur de la prison de la Santé.

"Deuxième particularité de cette porte, c’est qu’elle s’ouvre (...)

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