Six ans après, le procès de l'attentat du 14-Juillet à Nice s'ouvre à Paris

AP - Aurelien Morissard

L'attaque au camion avait fait 86 morts et plus de 450 blessés sur la Promenade des Anglais, le soir du 14 juillet 2016. Le procès s'ouvre ce lundi 5 septembre.

Un été est passé. Deux mois seulement après avoir fermé ses portes sur le procès des attentats du 13-Novembre, l'immense salle d'audience spécialement construite au cœur du palais de justice de l'île de la Cité, à Paris, rouvre ce lundi pour un nouveau procès d'ampleur : celui de l'attaque du 14 juillet 2016 à Nice. Là encore, les chiffres ont de quoi donner le tournis. Après quatre ans d'instruction, la cour d'assises spéciale présidée par Laurent Raviot devra, pendant au moins trois mois, examiner la responsabilité de chacun des huit accusés dans cet attentat qui a fait 86 morts, plus de 450 blessés et des milliers de traumatisés. Huit cent soixante-cinq personnes ou associations se sont déjà constituées partie civile à ce procès auquel prendront part 133 avocats.

Mais dans les rangs des parties civiles comme dans ceux de la défense, tous insistent : même si l'un et l'autre concernent des attaques de masse, pas question de comparer les deux dossiers. « Le procès de Nice va beaucoup souffrir de la proximité temporelle avec celui de Paris, parce qu'on va faire des comparaisons qui ne seront pas nécessairement positives, redoute Me Gérard Chemla, qui représente plus de 65 victimes à ce procès. On va avoir une grosse déception de la part des victimes, parce que le procès ne pourra pas être à la hauteur du précédent. »

La délicate question de l'AMT


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