Six ans après, un hommage discret au père Hamel

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Une centaine de personnes, responsables religieux, élus et anonymes, se sont réunies mardi matin à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) pour une cérémonie d'hommage, six ans après l'assassinat du père Jacques Hamel.

Le préfet Pierre-André Durand, le président du département Bertrand Bellanger (LREM), le maire de Saint-Étienne-du-Rouvray Joachim Moyse (PCF), au bras de l'une des sœurs du père Hamel, Roseline, et son prédécesseur Hubert Wulfranc (PCF), ont participé à une marche jusqu'à l'église Saint-Étienne, où une messe a par la suite été célébrée avant une cérémonie républicaine.

Durant un moment de recueillement devant la stèle édifiée à la mémoire du prêtre, le maire Joachim Moyse a rappelé le poids porté par sa commune. "Le jour du 26 juillet est désormais écrit en lettres de sang dans l’histoire de notre ville", a-t-il affirmé, estimant que la mort du père Hamel "nous interroge sur le sens à donner à notre existence".

L'archevêque de Rouen Dominique Lebrun a lui déclaré entrer "dans la prière là où Jacques est tombé, victime de la folie des hommes" en ouverture de la messe dans l'église où le père Jacques Hamel, 85 ans, a été égorgé le 26 juillet 2016, à la fin d'une messe devant trois religieuses et un couple de paroissiens.

Avant d'ajouter: "Le mal s'appuie sur une logique binaire, on a sommé des hommes et des femmes de devenir de bons musulmans face aux mauvais, (...) de considérer les non-musulmans comme des mécréants ennemis (...), de devenir un combattant de l’État islamique ou de commettre des attentats."

Un autre paroissien octogénaire avait également été grièvement blessé dans cette petite église de la banlieue de Rouen, alors que le pays était frappé par une série d'attentats jihadistes.

Les deux jeunes assassins de 19 ans, Adel Kermiche et Abdel-Malik Petitjean, qui se réclamaient du groupe État islamique (EI), avaient été tués par la police à leur sortie de l'église.

La justice a condamné trois de leurs proches, Yassine Sebaihia, Farid Khelil et Jean-Philippe Jean Louis, jugés en mars 2022 pour "association de malfaiteurs terroriste" à des peines de huit à 13 ans de prison.

Le quatrième accusé, Rachid Kassim, propagandiste de l'organisation Etat islamique présumé mort en Irak, a été condamné en son absence à la perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans pour "complicité".

cor-mac/aag/mpm

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