Site de l'observatoire de la laïcité: Bianco s'inquiète de sa disparition

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Jean-Louis Bianco, ancien président de l'Observatoire de la Laïcité et Jean Castex, Premier ministre (Photo: PATRICK KOVARIK via AFP)
Jean-Louis Bianco, ancien président de l'Observatoire de la Laïcité et Jean Castex, Premier ministre (Photo: PATRICK KOVARIK via AFP)

POLITIQUE - C’est décidément un feuilleton à rebondissements. En plein cœur de l’été, Jean-Louis Bianco, président emblématique de l’Observatoire de la Laïcité supprimé par décret début juin, a pris le temps d’envoyer un message sur Twitter à propos du site internet de l’instance qui n’est plus accessible en ligne. L’ancien site laïcité.gouv.fr renvoie désormais aux services du Premier ministre.

“Que le gouvernement ait supprimé l’Observatoire de la Laïcité ne l’obligeait pas à supprimer son site internet. C’était un des plus visités de la plateforme gouvernementale. Il aidait quotidiennement les acteurs de terrain de la laïcité”, rapporte mercredi 18 août dans la soirée l’ancien ministre socialiste qui ajoute: “Décision incompréhensible et peu respectueuse”.

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En quelques heures, son message atteint plus de 1500 relais et de nombreuses voix, notamment d’universitaires ou d’enseignants, s’inquiètent de sa disparition. “Avec toutes les ressources qu’il a produites, utilisées quotidiennement par les professionnels (...), c’est une catastrophe pédagogique”, alerte par exemple le groupe Histoire-géo du syndicat d’enseignants SNES-FSU.

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“Il y a un sentiment de gâchis et d’abandon. Ce site était une mine d’or”, résume un acteur de terrain, membre de la Vigie pour la laïcité, association cofondée par les deux ex-dirigeants de l’Observatoire, Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène, avec des intellectuels comme Michel Wieviorka ou Jean Baubérot.

“Ce site était une mine d’or!”

Le site internet, connu pour ses documents pédagogiques comme des vidéos ou des fiches explicatives à destination des élus, fonctionnaires, enseignants ou associations et ouvert à tous était prisé de “nombreux acteurs de terrain”, rapporte Jean-Louis Bianco au HuffPost. C’est ainsi qu’il a été averti de sa disparition. “J’ai eu énormément d’appels d’utilisateurs qui en avaient besoin et qui étaient très en colère”, confie l’ancien ministre de Mitterrand, ex-président de l’observatoire qui a conseillé les gouvernements pendant huit ans.

Contacté, le cabinet de Marlène Schiappa, ministre déléguée à l’Intérieur qui a toujours défendu la suppression de l’observatoire, renvoie vers le Premier ministre, Jean Castex. “Il s’agit d’un bug technique. Il n’a jamais été question de mettre un terme à ce site qui regroupe de nombreuses ressources et informations importantes”, assure Matignon au HuffPost.

“Quand on a un bug technique, on prévient!”, s’agace Jean-Louis Bianco qui espère “qu’il sera rétabli au plus vite”. “Nous serons très attentifs à la suite des événements. Il ne faudrait pas que ce site qui met à disposition des ressources pédagogiques intéressantes disparaisse définitivement”, appuie de son côté Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat national des enseignements de second degré (SNES-FSU) auprès du HuffPost.

Aucune nouvelle en revanche de l’Intérieur, censé gérer la nouvelle plateforme du comité interministériel installé en juillet dernier, ni des délais qui seront nécessaires pour sa réactivation, à deux semaines de la rentrée des classes.

À voir également sur Le HuffPost: Marlène Schiappa acte le remplacement de l’Observatoire de la laïcité

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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