Le site de « Charlie Hebdo » piraté, une enquête ouverte

Cette photo prise le 1er septembre 2020 à Paris montre des couvertures de l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo sur lesquelles on peut lire « Tout ça, rien que pour ça », qui seront publiées le 2 septembre à l’occasion de l’ouverture cette semaine du procès de 14 accusés dans les attentats djihadistes de janvier 2015 à Paris. - Douze personnes, dont certains des dessinateurs les plus célèbres de France, ont été tuées le 7 janvier 2015 lorsque les frères Saïd et Cherif Kouachi se sont livrés à une fusillade dans les locaux du journal. (Photo de l’AFP)
- / AFP Cette photo prise le 1er septembre 2020 à Paris montre des couvertures de l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo sur lesquelles on peut lire « Tout ça, rien que pour ça », qui seront publiées le 2 septembre à l’occasion de l’ouverture cette semaine du procès de 14 accusés dans les attentats djihadistes de janvier 2015 à Paris. - Douze personnes, dont certains des dessinateurs les plus célèbres de France, ont été tuées le 7 janvier 2015 lorsque les frères Saïd et Cherif Kouachi se sont livrés à une fusillade dans les locaux du journal. (Photo de l’AFP)

JUSTICE - Une enquête a été ouverte ce jeudi 5 janvier suite à une plainte de l’hebdomadaire Charlie Hebdo concernant un piratage dont son site a fait l’objet. Ce piratage intervient presque huit ans jour pour jour après les attentats qui ont décimé la rédaction et en pleine polémique diplomatique après la publication mercredi de caricatures sur le régime iranien jugées insultantes par Téhéran.

« Une enquête a été ouverte ce jour des chefs d’accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données » mais aussi maintien frauduleux, introduction de données, modification frauduleuse de données, extraction frauduleuse de données et entrave au fonctionnement d’un tel système, a précisé le ministère public.

Sans « aucune revendication significative » à ce stade

Les investigations ont été confiées aux policiers du renseignement intérieur (DGSI) et de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication.

Selon une source proche du dossier, il y a eu une « attaque du site internet commercial et une défiguration de la page d’accueil », mais sans « aucune revendication significative » à ce stade. « L’enquête démarre », a-t-on ajouté.

« Des données seraient en vente, cela doit être vérifié », a aussi indiqué cette source, alors qu’Europe 1 évoque notamment des informations personnelles concernant « plusieurs milliers d’abonnés ». Jeudi après-midi, le site internet de l’hebdomadaire satirique était accessible, mais pas sa boutique.

Ce jeudi 5 janvier, le ministère iranien des Affaires étrangères avait annoncé par communiqué « met[tre] fin aux activités de l’Institut Français de Recherche en Iran (IFRI) comme une première étape » après la publication des dessins de Charlie-Hebdo, jugés insultants pour le guide suprême Ali Khamenei.

À voir également sur Le HuffPost :

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Lire aussi