Les singes pensent-ils comme les humains quand leur cerveau vagabonde ?

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Lorsque nous sommes inactifs, nous avons tendance à l'introspection, laissant nos pensées vaquer dans le champ de l'abstraction. Mais sommes nous le seul animal capable de cela ? Une équipe de chercheurs du CNRS a décidé de faire le test sur quatre espèces de primates, dont l'humain, pour observer leur activité cérébrale.

Les neurosciences ont montré que la capacité des êtres humains à laisser vagabonder leurs pensées lorsqu'ils ne font rien était étroitement liée à une activité cérébrale appelée le "réseau du mode par défaut", abrégé en MPD. Une telle fonctionnalité permet notamment l'introspection, que l'on imagine exclusive à l'humain. Mais ce MPD est-il aussi présent chez les autres primates, et occupe-t-il la même fonction ? Une équipe de chercheurs du CNRS a publié une étude le 12 avril 2022 dans , où ils s'interrogent sur le développement d'une sorte de réseau du mode par défaut chez les primates, en comparant l'activité cérébrale de quatre espèces : l'une hominoïde, l'être humain, et les trois autre non-hominoïdes, le macaque rhésus, le ouistiti commun et le minuscule lémurien souris, d'à peine 10 cm et aussi l'un des primates le plus éloigné des humains d'un point de vue génétique.

Ils ont pu conclure que le MPD observé chez l'humain, ainsi que les capacités cognitives uniques qu'il permet, n'existe pas à l'identique chez les autres espèces étudiées. Cependant, ils ont noté que d'autres zones cérébrales pouvaient être associées à un fonctionnement similaire au MPD.

Les cerveaux de quatre espèces passés au scanner

L'objectif était d'utiliser la même méthode pour caractériser les schémas de connectivité cérébrale des quatre primates. Pour se faire, le cerveau de 17 macaques, 4 ouistitis et 13 lémuriens souris a été passé au scanner. Les animaux étaient anesthésiés mais en état d'éveil suffisant pour conserver une bonne activité cérébrale. Le cerveau des 40 volontaires humains a été scruté par IRM. Les chercheurs précisent toutefois que l'isoflurane (agent anesthésique utilisé pour l'expérience) peut influencer, à forte dose, le fonctionnement du cerveau et qu'il faut prendre en compte cette donnée dans les résultats.

Au total, sept réseaux cérébraux ont été analysés pour chaque individus afin de comprendre si le MPD humain possède un équivalent chez les primates. Chaque image [...]

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