Après les vols pour nulle part, des billets pour des avions qui ne décollent pas

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Prendre son repas dans un siège d'avion tout en regardant un film sur son petit écran, dans deux appareils immobilisés sur le tarmac : des centaines de convives, nostalgiques des voyages en avion, ont afflué samedi dans ces restaurants éphémères de Singapore Airlines. Avec la crise profonde traversée par l'industrie aéronautique en raison de la pandémie, les compagnies aériennes se tournent vers de nouvelles façons de gagner de l'argent. La compagnie nationale de Singapour, qui a supprimé des milliers d'emplois et cloué au sol la quasi totalité de ses avions cette année, offre à ses passagers la possibilité de manger à bord de deux A380 - le plus gros avion commercial du monde.

L'option la plus onéreuse est un menu en huit plats en première classe proposé pour 642 dollars singapouriens (400 euros), tandis que la moins chère donne droit pour 53 dollars singapouriens (33 euros) à un siège en classe économie et trois plats. Un nombre restreint de convives ont aussi eu droit à une visite de cet aéronef à deux étages et à des selfies dans le cockpit avec les pilotes. Ces repas se sont révélés étonnamment populaires : la compagnie a annoncé six sessions supplémentaires après avoir vendu plus de 900 billets, écoulés en seulement 30 minutes.

Singapore Airlines a abandonné ses projets de "vols vers nulle part"

Samedi, plus de 400 convives ont ainsi procédé à l'enregistrement à l'aéroport Changi de Singapour, avant de passer les habituels contrôles de sécurité et d'embarquer dans l'avi...


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