Singapour: face au Covid-19, les «stay-cations», vacances à domicile se développent

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À Singapour, le coronavirus a créé une nouvelle tendance, celle des « stay-cations », mot valise créé à partir de l'anglais stay (rester) et vacations (vacances). Une mode qui s’explique par la taille extrêmement petite de ce pays, la richesse de ses habitants et les intérêts économiques du secteur touristique.

De notre correspondante régionale à Kuala Lumpur, Gabrielle Maréchaux

C’est le gouvernement singapourien lui-même qui le dit : « Partez en vacances à domicile ». Car il faut sauver l’industrie touristique de ce pays confetti sur la carte du monde où se pressent d’habitude des voyageurs du monde entier en transit, en voyage d’affaires ou en vacances.

Et pour inciter les Singapouriens à poser leurs valises à quelques mètres ou kilomètres de chez eux, le gouvernement versera même un bon de 75 euros à chaque citoyen majeur, début décembre. Ce plan semble pour l’instant fonctionner, le taux d’occupation moyen de 200 hôtels proposant des « stay-cations » était de 70% cet été.

Six voyages internationaux par an et par habitant

Et si la stratégie est payante c’est que le Singapourien moyen est deux fois plus riche qu’un Français, et qu'il a la bougeotte. Habitant d’un pays plus petit que Londres, il effectuait en moyenne six voyages internationaux par an en 2018.

Il est aussi patriotique, et suit les incitations du gouvernement à supporter l’économie de son pays, il est même prêt à sauver sa compagnie aérienne nationale. Lorsque Singapore Airlines a proposé des tickets pour un repas gastronomique pouvant coûter jusqu’à 400 euros à bord d’un Airbus posé au sol, les 900 billets sont partis en seulement 30 minutes !

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