Simpliste ou utile ? Pourquoi le numéro unique d'appel d'urgence refait débat

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Un numéro unique pour les appels d'urgence, le 112, serait-il plus simple ou moins efficace que le dispositif actuel ? Pompiers et soignants ne sont pas d'accord, une vieille divergence qui resurgit à la faveur d'une proposition de loi portée par un député de la majorité, co-signée par environ 500 parlementaires, en vue d'une expérimentation. Le 112 remplacerait les trois numéros actuels, le 17 pour la police, le 18 pour les pompiers et le 15 pour le Samu. Pourtant, les patrons de Samu redoutent de voir déstabilisée toute l'organisation de soins.

"Signal négatif"

Le principe de ce numéro unique est vivement combattu par certains médecins. "Ça paraît plus simple. En fait, c'est simplement simpliste", critique le professeur Pierre Carli, qui dirige le Samu de Paris. Ça veut dire qu'on va tout mélanger dans un grand panier : tout ce qui est de l'urgence, qu'elle soit médicale ou pas, comme l'attaque d'une banque, un poids lourd qui tombe en panne sur l'autoroute. On va y mettre aussi la douleur thoracique de l'infarctus du myocarde, pour laquelle une réaction rapide est nécessaire. Ça veut dire que nous allons avoir une couche supplémentaire qui va constituer une perte de temps, car on sait que le 112 en Europe multiplie ce temps par trois pour accéder au médecin."

La fédération hospitalière de France (FHF) dénonce de son côté "un signal négatif" et "un coup d'épée dans le dos", avec en toile de fond la crainte que la mesure nuise au projet parallèle de "Service d’Accès aux soin...


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