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Sierra Leone: à Freetown, l’utilisation de nouveaux bus fait débat

À Freetown, l’arrivée de nouveaux bus pour désengorger la capitale sierra-léonaise fait débat : coût des billets, concurrence envers les autres transports en commun… Les autorités assurent que les Waka Fine aideront à désengorger les routes et à apporter un service de qualité aux usagers.

Entamés il y a cinq ans, des travaux de modernisation du réseau de transports en commun s'accélèrent en Sierra Leone. La capitale, Freetown, a réceptionné le 2 février 50 bus flambants neufs, les Waka Fine, dans le but de désengorger les routes et d'apporter un service de qualité aux usagers. Mais ces nouveaux véhicules coûtent plus cher et ont droit aux routes principales aux dépens des chauffeurs de bus, de mototaxis et des tricycles qui grognent. Ils dénoncent une concurrence déloyale.

De 6h à 10h du matin, les nouveaux bus Waka Fine vont en effet emprunter les routes principales jusqu'ici réservées aux bus publics, aux motos taxis et aux tricycles, ce qui risque de nuire à l'activité de ces derniers, explique, Alpha Rogers, un ancien chauffeur de tricycle, au micro de Christina Okello : « On les a empêchés d'utiliser la meilleure route pour accéder à la partie centrale de Freetown. Ces chauffeurs sont maintenant obligés d'utiliser les anciennes routes qui sont cabossées. Cela génère plus d'embouteillages, et ça leur coûte de l'argent. »

L'argent, c'est donc l'une des pommes de discorde autour de l'arrivée des nouveaux bus. Les tickets des bus Waka Fine coûtent dix leones, deux fois plus cher que les tarifs actuels. Une augmentation justifiée par un service de qualité, insiste la société privée Metro Transport, chargée de la gestion de la nouvelle ligne.


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