Siemens va réhabiliter une centrale en Irak pour 1,3 milliard de dollars

Le groupe allemand Siemens a signé avec Bagdad un accord pour la réhabilitation d'une centrale électrique dans le nord du pays, détruite dans la guerre contre les jihadistes.

Le mégacontrat qui s'élève à 1,3 milliard de dollars a été signé entre Siemens et Orascom, une société de construction égyptienne. Il vise à réhabiliter Baïji, l'une des principales centrales électriques du pays, située à 200 kilomètres au nord de Bagdad dans le triangle sunnite.

Avant la chute du régime de Saddam Hussein, Baïji et sa région étaient une vitrine industrielle de l'Irak. Elle abritait plusieurs raffineries et centrales thermiques, ainsi qu'un nœud ferroviaire et un carrefour d'oléoducs. La ville a connu depuis de violents combats avant de tomber aux mains de l'organisation État islamique. En 2016, le Parlement irakien a déclaré Baïji zone sinistrée.

C'est dans cette ville morte mais prête à ressusciter que les travaux de rénovation devraient débuter dès que le contrat sera ratifié par le gouvernement irakien et un accord financier trouvé.

L'Irak, dont la demande d'électricité a doublé en moins de dix ans, lutte avec des coupures de courant quotidiennes et reste dépendant de l'énergie importée d'Iran. Washington, en crise ouverte avec Téhéran, exhorte régulièrement Bagdad à privilégier les entreprises américaines, comme General Electric, le concurrent de Siemens.