Sida: trente ans après, la capote reste capitale

Nous le savons depuis plus d'un quart de siècle: il n'existe que deux méthodes pour prévenir la transmission (sexuelle) du virus du sida. La première -largement idéaliste et prônée par le Vatican- préconise la chasteté absolue avant le mariage suivie d'une réciproque et totale fidélité. La seconde -de caractère nettement plus pragmatique- se résume à l'utilisation systématique du préservatif masculin; du moins lorsque les partenaires estiment être l'un et l'autre dans ce qu'il est convenu d'appeler une situation potentiellement «à risque».

Deux méthodes seulement? C'est ici oublier que, depuis plusieurs années, de nouvelles voies de prévention sont explorées grâce notamment aux spectaculaires progrès obtenus dans les traitements à base de médicaments antirétroviraux. En janvier 2008, des médecins de la Commission fédérale suisse pour les problèmes liés au sida avaient ainsi fait sensation en affirmant qu'une personne séropositive n'ayant plus de virus détectable dans le sang depuis au moins six mois -ce grâce à un traitement antirétroviral suivi scrupuleusement- et n'ayant par ailleurs aucune autre infection sexuellement transmissible «ne transmettait pas le virus par le biais de contacts sexuels».

Le traitement précoce réduit les risques de transmission

On en sait aujourd'hui un peu plus sur le sujet grâce aux résultats d'un essai clinique international mené chez des couples dont l'un des membres est infecté par le VIH et l'autre non; des couples dits «(séro)discordants». Baptisée «HPTN 052», cette étude a été menée auprès de 1.763 couples volontaires (pour la plupart hétérosexuels) vivant dans neuf pays: Afrique du Sud, Botswana, Brésil, Etats-Unis, Inde, Kenya, Malawi, Thaïlande et Zimbabwe.

Les chercheurs ont constitué deux groupes. D'une part des couples chez lesquels la personne infectée était traitée au plus vite. De l'autre des couples chez lesquels le traitement était mis en oeuvre (...) Lire la suite sur Slate.fr