Sida : pourquoi certains anciens malades continuent de souffrir, comme si le virus était toujours présent

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Certains anciens malades du Sida continuent à souffrir de problèmes inflammatoires. Une étude explique pourquoi.

Le VIH responsable du Sida est un virus dont il est particulièrement difficile de se débarrasser. Les thérapies actuelles d'antirétroviraux parviennent au bout de plusieurs années de traitement à maintenir le pathogène sous contrôle, l'empêchant de se répliquer jusqu'à le rendre indétectable dans l'organisme des patients.

Comme si le virus du Sida était toujours présent

Seulement, il arrive que nombre d'entre eux souffrent encore de processus inflammatoires... comme si le virus était toujours présent, mettant ces patients à risque de développer des maladies cardiovasculaires ou neurologiques. Une équipe australo-américaine de chercheurs vient de comprendre pourquoi et publie ses découvertes dans le dernier numéro de la revue Cell. Elle démontre comment des processus inflammatoires chroniques peuvent survenir, et ce, malgré l'éradication du virus de l'organisme.

En cause, une protéine du rétrovirus nommé Nef. Pour leur démonstration, les chercheurs ont isolé des cellules immunitaires humaines et les ont exposés à Nef dans des proportions analogues à celles détectées chez les personnes sous antirétroviraux et dont la charge virale était devenue indétectable.

Une persistance des réponses inflammatoires

Ensuite, afin de produire une réponse immune de ces cellules, les chercheurs les ont mis en présence d'une toxine bactérienne. Résultat : à la différence de cellules témoins, celles exposées à la protéine du VIH ont généré une réponse inflammatoire très forte par la production de cytokines. Lorsqu'ils ont analysé les cellules exposées à Nef, les chercheurs ont identifié des gènes de réponse inflammatoire qui sont absents dans les cellules non exposées à cette protéine.

Selon les chercheurs, cette persistance des réponses inflammatoires pourrait expliquer pourquoi certains anciens malades du Sida continuent à souffrir de comorbidités en l'absence du virus. Ils supposent même que des phénomènes analogues pourraient survenir pour d'autres infections virales, dont le Covid-1[...]

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