Sidération en France après un rapport sur la pédocriminalité au sein de l’Église catholique

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Un sentiment de sidération règne en France après la publication du rapport "Sauvé" sur les abus sexuels commis au sein de l’Église catholique depuis les années 1950.

3 000 pédocriminels, 330 000 victimes

L'enquête révèle des chiffres vertigineux : 3 000 pédocriminels – prêtres, religieux, laïcs au service de l’Église – ont été recensés en l'espace de 70 ans. Et surtout environ 330 000 victimes.

L'épiscopat a exprimé "sa honte" et son "effroi" demandant "pardon" aux victimes.

"Ce rapport me bouleverse, m’écœure et me scandalise, a déclaré Olivier de Germay, l'archevêque de Lyon. Les personnes victimes que j'ai rencontrées m'ont aidé à prendre conscience du traumatisme que représentent ces actes odieux. J'ai honte de ce qui s'est passé, de ces actes inqualifiables, mais aussi de la façon dont ces affaires ont été traitées. Ces chiffres effroyables montrent que dans le passé, l’Église a été défaillante en voulant gérer en interne ces questions."

"L'immense chagrin" du Pape

Le rapport pointe "l'indifférence cruelle" de l’Église catholique à l'égard des victimes jusqu'au début des années 2000.

"Ce n'est pas possible que cela ait pu exister, que personne n'ait rien dit. C'est le silence qui a tué en définitive", souligne André Poulaud, qui a été victime d'abus sexuels à l'âge de 12 ans.

"Pour une fois, on est écoutée, entendue par le biais de cette enquête. Enfin, on existe réellement. Ça fait du bien'", reconnaît Nanou Couturier, qui a, elle, été victime entre l'âge de 3 et 13 ans.

Enfin, on existe réellement. Ça fait du bien.

Une victime

Le pape François a exprimé son "immense chagrin" face à l'"effroyable réalité" de l'ampleur de la pédocriminalité dans l’Église catholique française.

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