La Sibérie, qui a connu son hiver le plus doux, est en proie à de gigantesques incendies

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

En Russie, cet hiver qui s’achève a été le plus doux jamais enregistré. Selon les services météorologiques locaux, les températures moyennes sont montées jusqu’à 6 à 8 °C au-dessus des normales de saison ! Et ces conditions particulièrement douces ont perduré sur le début du printemps. Les températures ont même parfois grimpé jusqu’à 20 °C au-dessus des normales.

Les satellites de la Nasa sont régulièrement les premiers à détecter les incendies de forêt dans les régions isolées. Ici, ceux qui ravagent la Sibérie depuis plusieurs jours maintenant. Une image qui date du 27 avril 2020. © Nasa
Les satellites de la Nasa sont régulièrement les premiers à détecter les incendies de forêt dans les régions isolées. Ici, ceux qui ravagent la Sibérie depuis plusieurs jours maintenant. Une image qui date du 27 avril 2020. © Nasa

Résultat : un manteau neigeux qui a fondu rapidement, laissant derrière lui, une végétation et un sol particulièrement secs. Des conditions propices aux feux de forêts et de prairies, habituels à cette période de l’année dans la région. Mais au 27 avril 2020, ce sont déjà deux millions d’hectares qui sont partis en fumée du côté de la Sibérie. Dans certaines zones, c’est jusqu’à dix fois plus qu’en 2019 à la même époque.

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Des incendies d’origine humaine

Mais le réchauffement climatique n’apparaît finalement que comme un facteur aggravant. Car à l’origine de la majorité de ces feux, il y a la main de l’Homme. Le confinement imposé par la crise du coronavirus a en effet poussé les Russes — et plus encore les Moscovites — à déserter les villes pour les campagnes. Une population avide d’espaces qui a probablement pris les règles de sécurité incendie un peu trop à la légère.

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