Le siège de la Nasa rebaptisé au nom de sa première ingénieure afro-américaine

Le siège de la Nasa à Washington (Etats-Unis) va être rebaptisé au nom de sa première ingénieure afro-américaine, Mary Jackson, a annoncé le 24 juin 2020 l'administrateur de l'agence spatiale américaine, Jim Bridenstine.

Un diplôme obtenu dans un établissement qui pratique la ségrégation raciale

"Mary W. Jackson a fait partie d'un groupe de femmes très importantes, qui ont aidé la Nasa à envoyer des astronautes américains dans l'espace avec succès. Mary n'a jamais accepté le statu quo, elle a aidé à briser les barrières et à ouvrir des opportunités pour les Afro-américains et les femmes dans le domaine de l'ingénierie et de la technologie", souligne Jim Bridenstine dans un . "Nous sommes honorés que la Nasa continue de célébrer l'héritage de notre mère et grand-mère Mary W. Jackson, a réagi Carolyn Lewis, la fille de la chercheuse. Elle était une scientifique, une humanitaire, une épouse, une mère et une pionnière qui a ouvert la voie à des milliers d'autres pour réussir, non seulement à la Nasa, mais dans tout ce pays".

Mary Jackson est née et a grandi à Hampton, ville de Virginie. En 1942, elle est diplômée de l'Hampton Institute avec un double diplôme en mathématiques et en sciences physiques pour d'abord devenir professeure de mathématiques. Elle travaillera par la suite comme comptable, ou encore comme secrétaire au sein de l'armée américaine. En 1951, sa carrière décolle : elle est recrutée en tant que mathématicienne par le Comité consultatif national de l'aéronautique, qui en 1958 a été remplacé par la Nasa. Deux ans plus tard, elle se voit offrir un poste dans le 4x4 Supersonic Pressure Tunnel, "une soufflerie de 60.000 chevaux" produisant "des vents approchant le double de la vitesse du son", relate la Nasa. Elle y apprend à conduire des expériences.

Sur cette photo de la Nasa datant des années 50, Mary Jackson (première rangée, à l'extrême droite) se tient avec le personnel devant 4x4 Supersonic Pressure [...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi