Le "shutdown" entre en vigueur après l'échec d'un vote crucial au Sénat américain

AFP
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Le "shutdown" entre en vigueur après l'échec d'un vote crucial au Sénat américain

Le Sénat des Etats-Unis à Washington.

ETATS-UNIS - Un an jour pour jour après l'élection de Donald Trump, les Etats-Unis voient la fermeture partielle des administrations après l'échec d'un vote crucial sur le budget au Congrès.

Les républicains, majoritaires avec 51 sièges, n'ont pas convaincu les démocrates pour obtenir le minimum de 60 voix sur 100 nécessaire pour franchir l'obstacle.

Le pays vit depuis minuit ce samedi 20 janvier son premier "shutdown" depuis octobre 2013, qui avait duré 16 jours, synonyme de chômage technique sans paie pour plus de 850.000 fonctionnaires considérés comme "non essentiel".

Il est pour le moment impossible de savoir combien de temps va durer cette nouvelle fermeture, les tractations entre les deux partis devant très vite reprendre. Les démocrates ont indiqué qu'ils n'accepteront de voter pour un texte de compromis que s'il pérennise la régularisation de 690.000 jeunes immigrés, au statut précaire, les "Dreamers".

"Ce soir, (les démocrates du Sénat) ont placé la politique au-dessus de notre sécurité nationale", a réagi la Maison Blanche, par la voix de Sarah Sanders, porte-parole de Donald Trump. "Nous ne négocierons pas sur le statut d'immigrants illégaux pendant que les démocrates prennent en otage les citoyens respectueux du droit avec leurs exigences irresponsables", a-t-elle ajouté, laissant augurer de difficiles négociations dans les jours à venir.

"Notre pays a été fondé par des génies mais il est dirigé par des idiots", a lancé de son côté le sénateur républicain de Louisiane John Kennedy, résumant d'un trait d'esprit l'ambiance générale.

Les premiers effets du "shutdown" se feront sentir lundi. Les activités de nombreuses agences fédérales, comme les services fiscaux, seront réduites mais les services de sécurité seront globalement épargnés. Les 1,4 million de militaires américains poursuivront leurs opérations mais sans être payés.

"Les choses se présentent mal", avait estimé peu avant le scrutin Donald Trump, l'issue du vote ne faisant plus...

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