Shunk-Kender, deux photographes témoins de l'art en train de se faire, au Centre Pompidou

Valérie Oddos
Cinq ans après la donation dont il a bénéficié, le Centre Pompidou présente une sélection de tirages du fonds Shunk-Kender, du nom de deux photographes qui ont immortalisé tout ce qui se passait de nouveau dans l'art autour des années 1960, d'Yves Klein à Christo, d'Andy Warhol à Niki de Saint-Phalle. Un évènement à ne pas rater (jusqu'au 5 août).

Shunk-Kender, ces noms ne vous disent sans doute rien. Pourtant, la photo du "Saut dans le vide" (1960) d'Yves Klein qui se jette d'une maison de Fontenay-aux-Roses, c'est eux. Les images des happenings de Yayoi Kusama avec des corps nus couverts de gros pois peints dans les rues de New York, c'est encore eux.

Le Centre Pompidou présente la première exposition importante de ce duo de photographes qui a suivi tout ce que l'art proposait de nouveau de la fin des années 1950 au début des années 1970. Ils sortent de l'oubli cinquante ans plus tard, grâce à une donation faite en 2014 par la Fondation Roy Lichtenstein.

L'Allemand Harry Shunk débarque à Paris en 1956. Il s'y forme à la photographie en travaillant comme assistant de Madame d'Ora, une grande portraitiste de studio. Par son intermédiaire, il fait la connaissance de nombreux artistes parmi lesquels le photographe János Kender, qui arrive de Hongrie en 1957. C'est une rencontre sentimentale et professionnelle qui va durer une quinzaine d'années au cours desquelles ils vont documenter l'art en train de se faire à Paris et à New York principalement.


L'art en train de se faire

Leur témoignage est particulièrement précieux parce que justement, dans les années 1960, les artistes ne s'intéressent plus à l'objet. L'œuvre d'art c'est le (...)

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