Shlømo : «C’est une belle image, sans domination, ni avilissement»

Libération.fr

Le but n’était pas de choquer avec cette pochette, explique le producteur français, dont le très beau premier album navigue entre electronica, références cinématographiques et érotisme.

L’hypocrisie «Je comprends que certaines personnes n’aiment pas cette pochette, mais c’est une image que je trouve belle, et je ne vois pas pourquoi quelqu’un pourrait en être outré. Il existe une grande hypocrisie autour de l’érotisme et de la sexualité, y compris dans le milieu de la musique électronique. Apparemment, un DJ a été choqué en recevant l’album et a prédit que ça allait signer la fin de ma carrière… alors qu’il joue régulièrement au Berghain [club techno berlinois notamment réputé pour ses backrooms, ndlr]. Il trouvait que l’image était dégradante pour la femme, alors qu’il n’y a ni domination, ni avilissement dans cette photo, contrairement à d’autres pochettes de disques électroniques parfois vraiment trash.»

Le mercure «J’ai travaillé sur cette pochette avec l’un des fondateurs de Taapion, mon label, sur lequel les visuels sont très minimalistes. Nous avons voulu nous laisser inspirer par le titre de l’album, Mercurial Skin, qui évoque la chaleur diffusée par la peau lorsque l’on ressent une attirance physique ou de l’amour. Même si ma musique est instrumentale, je trouvais intéressant d’évoquer le sujet de "l’amour" et plus précisément la réaction chimique qui y est liée, l’aspect dont on parle moins en général. Le mercure a été utilisé pendant des siècles pour mesurer la chaleur, et on s’est inspirés de son aspect chromé pour le fond de la pochette.»

Les corps «Cette image est issue d’un vieux film porno. On l’a beaucoup modifiée : on a changé la couleur des cheveux de la personne, enlevé un collier, des boucles d’oreilles, et flouté le sexe pour rester dans une sensualité suggestive sans être vulgaire. Ma mère était féministe et spécialiste de la pornographie [Annie Baron-Carvais est notamment publiée chez l’éditeur La Musardine, ndlr], je n’ai jamais (...)

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