Le nouveau Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif dévoile son gouvernement

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Les principaux portefeuilles ont été répartis entre les deux principaux partis pakistanais, la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N), et le Parti du peuple pakistanais (PPP). Les deux formations, longtemps rivales, s'étaient associées avec d'autres pour faire chuter Imran Khan le 10 avril dernier.

Le ministère clé des Finances revient à Miftah Ismail. Un poste qu'il avait déjà brièvement occupé en 2018. Il hérite d'une économie en plein marasme, avec une forte inflation, une roupie faible et une dette qui se creuse. Avant sa nomination, Miftah Ismail a dit vouloir améliorer les relations avec le Fonds monétaire international (FMI), afin d'obtenir le versement de la seconde moitié d'un prêt échelonné de 6 milliards de dollars accordé en 2019.

Le nouveau ministre de l'Intérieur est Rana Sanaullah, issu de la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N). Arrêté en juillet 2019 pour trafic de drogue, il n'a pas encore été jugé.

Cinq femmes seulement font partie de cette nouvelle équipe, dont l'ancienne ministre de l'Information, Mariyum Aurangzeb, qui retrouve le même poste. Alors que le fils de l'ancienne Première ministre Benazir Bhutto, Bilawal Zardari Bhutto, était fortement pressenti pour le poste de ministre des Affaires étrangères, celui-ci a été attribué à Hina Rabbani Khar, selon Dispatch New Desk. Âgée de 44 ans, cette membre du PPP devient la première femme à occuper ce poste. Elle fut avant cela ministre d'État aux Finances et aux Affaires économiques.

Hina Rabbani Khar aura notamment à réparer la relation avec l'Occident, endommagée sous le mandat d'Imran. Khan, qui a accusé les États-Unis d'avoir conspiré avec l'opposition pour le renverser.

La durée de vie de ce gouvernement pourrait toutefois être relativement courte. Entre les intérêts locaux et régionaux de certains et les intérêts nationaux des autres, il ne sera pas facile de trouver une ligne directrice. De plus, les députés du parti d'Imran Khan, renversé le 10 avril dernier, ont démissionné de l'Assemblée nationale et l'ancienne gloire du cricket a promis de porter dans la rue le combat pour des élections anticipées.

► À lire aussi : Pakistan: déclin et chute imminente d’Imran Khan

(Avec AFP)

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