Sexisme Etre athlète dans un milieu d’hommes, c’est du sport

Libération.fr

Haltérophilie, kickboxing, boxe, rugby ou crossfit, dans les disciplines encore majoritairement considérées comme masculines, certaines femmes peinent à être reconnues. Entre des rémunérations au rabais et des préjugés qui perdurent, elles se battent pour exister en tant que sportives.

Le sport est-il l’un des principaux bastions du sexisme ? Libération a recueilli les avis de 22 personnes, au hasard dans la rue, à Paris et Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), pour connaître la perception du grand public (femmes et hommes) sur les femmes qui pratiquent des sports dits «virils». La méthode n’est pas scientifique, mais donne un portrait robot de sportive riche en stéréotypes :

- Elle transpire beaucoup.

- Elle ne porte pas de maquillage.

- Ses cheveux sont courts.

- Ses gestes et sa voix sont masculins.

- Elle est poilue.

- Elle fait environ 70 kilos pour 1,80 m. - Elle n’a pas d’enfants.

- Elle trouve difficilement un copain. - Elle est bisexuelle…

L’auteure de ces lignes a elle-même subi ces clichés en Russie et en France, lorsqu’elle faisait de l’haltérophilie et du crossfit, une discipline d’un genre agressif, qui sert d’entraînement aux pompiers… Est-ce que les mentalités ont changé en ce début de XXIe siècle, dans des sociétés dites «modernes» ? Force est de reconnaître que non, au vu des réponses recueillies dans la rue.

Une étude parue aux Presses universitaires de Cambridge en 2016 parvenait à la conclusion que les hommes étaient deux à trois fois plus mis en avant que les femmes dès qu’il était question de sport. Les chercheurs avaient dépouillé 160 millions d’articles de journaux, de messages sur les forums et les réseaux sociaux en langue anglaise. Le résultat est imparable : le sport reste associé aux hommes. Et, lorsqu’on consent à parler des femmes, les mots employés ne sont pas ceux de la performance : on estime qu’elles ont «du mérite», qu’elles «participent»…

Les formes de discriminations dans le sport sont multiples : accès compliqué à certaines (...)

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