"Seule la vraie maman peut venir" : une mère lesbienne refoulée aux urgences pédiatriques

LExpress.fr
L'hôpital a annoncé qu'il recevrait le couple de femmes, dont l'une s'est vue refuser l'accès à la consultation de son fils car elle n'en était pas la mère biologique.

Lorsqu'elles ont suspecté une infection urinaire pour leur fils, dimanche dernier, Mathilde et Camille* ont filé aux urgences pédiatriques de l'hôpital de Perpignan. D'emblée, elles précisent à l'accueil être les mamans du petit Léo*, 3 ans, et remplissent le formulaire administratif. "Je me suis mise dans la case père, ce n'était pas le lieu pour faire une remarque", déclare Camille, 52 ans, à l'Express, confirmant un récit révélé par L'Indépendant. Elle n'est pas la mère biologique de son fils, et n'est pas mariée à sa compagne. Mais en vertu d'une décision du juge aux affaires familiales datée de 2016, elle partage avec sa conjointe l'autorité parentale sur Léo. "J'ai toujours la copie de la décision sur moi, on ne sait jamais", précise-t-elle. 

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La visite préliminaire se déroule bien. "On était en confiance", rapporte Camille. Pourtant, après dix minutes dans la salle d'attente, l'infirmière qui vient les chercher pour prendre en charge leur fils lui "coupe les jambes" d'une phrase : "Seule la vraie maman est autorisée à venir".  

"Ils ont nié mes droits de parent"

Camille, "choquée", reste assise à sa place, tandis que sa compagne rejoint un médecin avec le petit garçon. "Mathilde m'a dit que deux infirmiers avaient immédiatement refermé les portes du sas derrière eux, comme pour s'assurer que je ne viendrais pas", assure la quinquagénaire, qui précise qu'en plusieurs années de procédures pour la PMA et trois ans de maternité, elles n'ont jamais été confrontées à une telle situation.  

Contacté par l'Express ce vendredi, l'hôpital de Perpignan, sans confirmer le récit de Mathilde et Camille, explique que, "comme c'est le cas dans beaucoup d'hôpitaux, la procédure est de n'accueillir qu'un seul parent" dans la zone de soins, pour des questions de "qualité de la prise en charge" et d'"exiguïté des locaux". 

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Un argument que Camille entend tout à fait. Mais elle in...Lire la suite sur L'Express.fr

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