Une seule mutation aurait rendu les humains plus vulnérables au cancer

“Selon de récents travaux, une minuscule modification dans notre ADN survenue après notre séparation d’avec les autres primates nous a rendus plus vulnérables au cancer”, rapporte le New Scientist. On sait depuis longtemps que l’on trouve moins de tumeurs cancéreuses chez les primates non humains que chez Homo sapiens, mais l’on en ignore la cause.

Pour tenter d’élucider ce mystère, Christine Iacobuzio-Donahue, pathologiste au Memorial Sloan Kettering Cancer Center à New York, et ses collègues ont comparé des centaines de gènes humains et ceux de douze autres espèces de primates. L’objectif : “Identifier les variations de séquence dans les gènes connus comme étant liés au cancer”, précise l’étude parue dans Cell Reports le 3 mai.

Les chercheurs ont ainsi repéré plusieurs centaines de variations génétiques qui ont émergé au cours de l’évolution humaine. L’une d’entre elles a attiré leur attention. Elle serait survenue après la divergence avec le dernier ancêtre commun au chimpanzé et à l’humain, et elle porte sur BRCA2. Ce gène, impliqué dans la réparation de l’ADN, est connu comme étant un suppresseur de tumeur. L’hebdomadaire détaille :

“Les chercheurs ont découvert que la modification d’une seule lettre dans le gène humain BRCA2 l’a rendu 20 % moins performant pour réparer l’ADN comparé aux versions de ce gène présentes chez les autres primates, ce qui pourrait expliquer la plus grande fréquence des cancers chez l’être humain.”

Cette découverte vient appuyer les connaissances que nous avons déjà sur ce gène particulier, dont certaines mutations chez les humaines sont connues pour accentuer le risque de cancer des seins et des ovaires. On ignore cependant pourquoi il a évolué pour devenir moins actif. “Il est possible que l’activité réduite du gène BRCA2 ait été favorisée chez l’humain pour améliorer la fertilité car la recherche montre que les femmes présentant des variants du BRCA2 associés à un [risque accru de] cancer semblent aussi tomber enceintes plus facilement”, analyse la chercheuse qui a dirigé les travaux.

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