«Seule la liberté évite le piège de l'identitarisme», assure Julia de Funès

"Ces identités qui nous figent", écrivait Julia de Funès dans son nouveau livre Le Siècle des égarés. La philosophe, invitée d'Europe 1 mardi, revient sur la question de l'identitarisme. Pour elle, à notre époque, rechercher une identité c'est parfois rentrer dans un rôle ou bien une posture qui peut pousser à nous éloigner de nous-même. Mais elle reconnaît que pour se construire, il faut bien s'identifier.

"On le voit dans notre époque, les communautarismes se renforcent, la ferveur identitaire s'intensifie jusqu'à parfois ébranler les principes républicains. C'est en ce sens que je dis que l'identité égare", précise Julia de Funès. Cependant, si la reconstruction passe par l'identification, elle émet tout de même quelques doutes. "Se construire, ça veut dire s'individualiser, se singulariser et trouver son soi véritable. À ce moment-là, je crois que l'identité n'y répond plus", souligne-t-elle.

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"L'union nationale ne procède pas d'une identité nationale"

Interrogée sur la question de l'identité nationale, Julia de Funès précise que le revers de main universaliste ne fonctionne plus du tout aujourd'hui. "L'union nationale ne procède pas d'une identité nationale. Si je vous demande de la définir, on va surement être en désaccord, c'est indéfinissable. Je ne crois pas à cette image d'Épinal qui est très personnelle et qui n'a jamais suffi à rassembler une nation", indique la philosophe. Pour l'auteure, un pays ...


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