"On s'est appliqués à ce qu'il n'y ait pas une phrase normale" : comment le Splendid a créé la pièce culte "Le père Noël est une ordure"

Benoît Jourdain

"Ça dépend, ça dépasse", "oh Thérèse ! Une serpillière ! C'est formidable, fallait pas", "c'est fin, c'est très fin, ça se mange sans faim"… Le père Noël est une ordure regorge de citations devenues cultes. Quarante ans après la première représentation de la pièce au théâtre, le 17 octobre 1979, elles résonnent encore dans les têtes de plusieurs générations : celles qui ont découvert les aventures de Zézette, Félix, Katia, Thérèse, Pierre et monsieur Preskovic sur les planches ou au cinéma, et celles qui ont pénétré dans les locaux de SOS Détresse Amitié via la VHS ou les innombrables rediffusions sur le petit écran. L'œuvre a désormais sa place au panthéon de l'humour français. Et pourtant, le soir de la première, les principaux intéressés n'en menaient pas large.

"Au bout de huit jours, j'ai dit non"

Après le succès des Bronzés (2,2 millions de spectateurs) en 1978, adaptation de leur pièce Amours, coquillages et crustacés, les membres du Splendid s'attellent à l'écriture d'une nouvelle pièce pour leur café-théâtre éponyme, situé au 10 rue des Lombards, dans le 4e arrondissement de Paris. Comme à chaque fois qu'ils se lancent dans un projet, ils se réunissent un peu chez les uns, un peu chez les autres. "Chez Thierry [Lhermitte], Christian [Clavier] et Marie-Anne [Chazel]", se souvient pour franceinfo Bruno Moynot, qui interprète l'inoubliable monsieur Preskovic.

"Plutôt (...)

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