"Sans nous, les services ne tournent pas" : pourquoi les internes en médecine appellent à une grève illimitée

Violaine Jaussent

"Depuis que je suis arrivé aux urgences, je déchante. Il n'y a pas de draps, pas d'appareil pour mesurer l'hémoglobine…" Interne en médecine générale, Karim*, 25 ans, énumère le manque de moyens qu'il constate chaque jour au service des urgences d'un grand hôpital public de Marseille, où il a entamé son troisième semestre, début novembre. Ce quotidien, il le partage régulièrement sur Facebook, Twitter et Instagram. "Cela me permet d'évacuer les tensions. Je reçois des messages d'encouragements. J'ai trouvé ce moyen pour tenir moralement", explique-t-il.


Karim est découragé. En plus de l'absence de matériel, il y a le manque de personnel. "Quand il n'y a pas assez de brancardiers, je dois les remplacer. C'est normal d'aider, mais pendant ce temps, on n'apprend pas, c'est du gâchis de compétences", lâche le jeune homme, écœuré. Il envisage de se tourner vers une pratique en libéral, lui qui est pourtant "très attaché" à l'hôpital public. "Il y a un ensemble de (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi