« La Servante écarlate » : place aux barbares !

Par Julie Malaure
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 June (Elisabeth Moss) capturée, avec sa muselière, dans La Servante écarlate, saison 4. 
June (Elisabeth Moss) capturée, avec sa muselière, dans La Servante écarlate, saison 4.

Viol, torture, meurtre en groupe et de sang-froid, on s'accroche à son fauteuil comme Elisabeth Moss, alias June Osborne, à ses ongles sur le point d'être arrachés à la pince dans la quatrième saison de La Servante écarlate. Le ton de la série de Bruce Miller, adaptée du roman éponyme de Margaret Atwood, s'est durci au fil des saisons (quatre depuis 2017), pour atteindre ici, on l'espère, son paroxysme. Moss, actrice féministe de longue date et devenue coproductrice, tient sévèrement les rênes de cette série phénomène grâce à son hyperprésence et parvient même à se trouver des deux côtés de la caméra pour la réalisation de trois épisodes.

Auparavant, en fin de saison 3, June réussissait l'exfiltration des enfants « volés » aux familles infertiles de Gilead vers le Canada. Elle orchestrait également sa propre disparition, blessée, avec une poignée de cinq autres servantes. Que l'on retrouve ici, nichée d'amies traumatisées reprenant vie dans l'anonymat, cachées dans une ferme isolée tenue par un vieillard cacochyme, le capitaine de famille, et son épouse prépubère, de prime abord tyrannique et sévèrement cintrée. Ce June à la ferme, sorte d'éden pour Quakers, où l'on se livre aux joies potagères et à l'élevage porcin, sera de courte durée, on s'en doute.

Tante Lydia, en premier chef. Son éternel chaperon, en charge de l'éducation des servantes à leurs nouvelles fonctions ménagères et reproductrices, a été passée à la question. Elle se trouve relaxée par ses [...] Lire la suite