A quoi sert d'oublier ?

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Dans une étude, des chercheurs du Trinity College de l'Université de Dublin (Irlande) ont trouvé une utilité à l’oubli. Selon leurs recherches, l’oubli permettrait au cerveau de s’adapter de manière plus efficace à son environnement en se débarrassant des souvenirs inutiles.

Et si oublier permettait d’optimiser sa vie quotidienne ? C’est en tout cas l’hypothèse proposée par des chercheurs de l’Institut de neurosciences du Trinity College de l’Université de Dublin (Irlande) dans une étude publiée dans la revue le 13 janvier 2022. Selon ces chercheurs, l'oubli serait un moyen pour le cerveau de s’adapter à son environnement en faisant le tri parmi ses souvenirs.

Les cellules engrammes : le tissu de la mémoire

Pour faire ce tri, le cerveau doit couper la communication avec les souvenirs inutiles et favoriser ceux qui peuvent s’avérer utiles. Cette manœuvre neurologique se joue au niveau des cellules au cœur de la mémoire : les cellules . Celles-ci, dont l’existence a été théorisée il y a plus d'un siècle par Richard Simon, zoologue allemand s'étant intéressé aux rapports entre les cellules nerveuses et les états psychologiques, ne sont revenues que récemment sur le devant de la scène avec l'avènement de nouvelles technologies permettant une étude des neurones plus poussée et précise. Elles sont localisées dans de nombreuses zones du cerveau (comme le cortex - qui joue un rôle central dans de nombreuses fonctions allant de la sensibilité à la mémoire -, le cervelet - qui est surtout impliqué dans la motricité mais qui régule aussi la peur et le plaisir - ou l'hippocampe, siège de la mémoire à court terme et de l'apprentissage). Elles communiquent entre elles en formant des complexes d’engrammes entre les régions cérébrales. En désactivant ces complexes, le cerveau peut donc désactiver les souvenirs qui y sont associés.

“C’est comme si la mémoire était gardée dans un coffre-fort dont on a oublié le code”

Selon l’équipe de scientifiques irlandais, en se confrontant à de nouvelles situations, le cerveau apprend à oublier certains souvenirs et à conserver les plus utiles. Cependant, tous ces oublis ne sont pas perdus à jamais dans les limbes de nos neurones. Même lorsque les engrammes ne sont plus activés, ils conservent leurs souvenirs assoc[...]

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