Des serpents en guise de compteurs Geiger ?

·2 min de lecture

Dans la zone d'exclusion de Fukushima - un large territoire évacué après l'accident nucléaire de 2011 - des serpents ratiers du Japon se révèlent être des bioindicateurs de radioactivité idéaux.

Dans la zone d’exclusion de Fukushima (ZEF), territoire évacué d’environ 340 km2 touchés par l’accident nucléaire de 2011, des serpents ratiers du Japon (Elaphe climacophora) sont utilisés pour mesurer le niveau de radioactivité des sols. Celui-ci n’est pas uniforme, il peut varier selon différents facteurs comme le type de végétation présente, sa densité, la présence ou non de bâtiments ou encore les conditions météorologiques au moment de l’accident nucléaire.

Des déplacements restreints

Un animal qui reste dans une zone contaminée sera exposé à un niveau de radiation proportionnel à celui de la zone en question, à la fois de par son environnement et de par la nourriture qu’il va ingérer, elle aussi contaminée. C’est pour cela que les serpents font des bioindicateurs de radioactivité idéaux. Comme l’explique Hannah Gerke, co-autrice de l’étude sur le sujet publiée dans la revue , les déplacements des reptiles sont restreints par rapport à ceux d’autres espèces animales pouvant couvrir jusqu’à plusieurs kilomètres par jour : “les concentrations de radiocésium ingérées et accumulées par chaque serpent reflètent les niveaux de rayonnement de leur lieu de capture.” Ce ne serait pas le cas, par exemple, pour un sanglier ou un renard : ceux-ci sont beaucoup plus mobiles, et couvrent dans leurs déplacements à la fois des zones de faible et de forte contamination. Chez eux, “la quantité de radiocésium qu'ils accumulent dans leur corps et les doses de rayonnement auxquelles ils sont exposés varient beaucoup plus, et ne seront pas nécessairement corrélées à la contamination de l'environnement.”

Analyser les mouvements des serpents

Dans les hauts plateaux d’Abukuma, à environ 25 kilomètres de l’ancienne centrale nucléaire, les déplacements de neuf serpents équipés de petits émetteurs GPS et VHF (very high frequency) ont été suivis par des chercheurs de l’Université de Georgie (États-Unis). Les émetteurs VHF permettent de transmettre les données GPS dans un rayon suffisamment[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles