« Le Serpent » : ne ratez pas l’incroyable mue de Tahar Rahim

Par Victoria Gairin
·1 min de lecture
Jenna Colemann et Tahar Rahim dans « Le Serpent » (Netflix).
Jenna Colemann et Tahar Rahim dans « Le Serpent » (Netflix).

Visage imberbe, coupe de cheveux rétro, maquillage et prothèses faciales? La transformation est stupéfiante. Tahar Rahim, révélé par Jacques Audiard dans Un prophète en 2009 et aujourd'hui en pleine ascension hollywoodienne, crève l'écran dans la peau du « serpent », ce tueur en série de backpackers qui défraya la chronique dans les années 1970. Un rôle sur mesure pour celui, qui, encore adolescent à Belfort, avait dévoré, fasciné, La Trace du serpent de Thomas Thomson, rêvant secrètement de pouvoir l'incarner un jour à l'écran.

Produits par la BBC, diffusés sur Netflix, les huit épisodes de cette minisérie racontent l'histoire à la fois captivante et terrifiante de la traque de Charles Sobhraj (alias Alain) et de sa compagne québécoise Marie-Andrée Leclerc (dite Monique) dans le Bangkok moite et psychédélique des années 1970. Lui, se dit négociant en pierres précieuses, elle fait les yeux doux et gagne la confiance de jeunes touristes repérés de loin et tombés sous le charme de ce couple de séduisants protecteurs. Le modus operandi est bien ficelé. Une fois drogués, les jeunes hippies disparaissent les uns après les autres, pendant que le couple s'en met plein les poches et en profite pour usurper leurs identités. Les crimes n'alertent pas les autorités locales jusqu'à ce qu'un jeune diplomate hollandais, Herman Knippenberg, vienne mettre son nez dans le dossier d'un couple de compatriotes retrouvé calciné.

« Bikini killer »

Dans un jeu d'allers-retours, cer [...] Lire la suite