Sergueï Lavrov parle de «juifs antisémites» en Ukraine et provoque l’indignation en Israël

Le ministre russe des Affaires étrangères a justifié l’entreprise de « dénazification » en Ukraine devant une chaîne de télévision italienne dimanche 1er mai. Ses propos, visant les juifs d’Ukraine, provoquent un quasi incident diplomatique.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

De la colère, mais surtout de la stupéfaction. Forcé de justifier l'intervention militaire russe, Sergueï Lavrov a notamment affirmé que même si le président ukrainien Volodymyr Zelensky est juif, cela n'enlève rien au caractère nazi de l'Ukraine. Et le ministre russe d’ajouter : « Hitler avait du sang juif et parmi les pires antisémites, il y a des juifs. »

Naturellement, ces propos du ministre russe des Affaires étrangères ont été mal reçus en Israël. La réaction de Yair Lapid, son homologue israélien, ne s’est pas faite attendre. « Ce sont des propos impardonnables, scandaleux, et c’est aussi une terrible erreur historique. Nous attendons des excuses. L’ambassadeur de Russie va être convoqué au ministère pour un entretien pas commode », a-t-il annoncé.

Réactions du même acabit à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem, où l’on parle de propos délirants, dangereux et dignes de toute condamnation.

Depuis le début du conflit avec l’Ukraine, Israël marche sur des œufs pour ne pas attaquer frontalement la Russie. Cet incident pourrait marquer un changement de la politique israélienne.

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