"Serge", de Yasmina Reza : une chronique familiale aigre-douce et un regard décalé sur le "devoir de mémoire"

Laurence Houot
·1 min de lecture

La romancière et dramaturge Yasmina Reza revient dans cette rentrée littéraire de janvier 2021 avec Serge, un roman en forme de chronique familiale aigre-douce, qui évoque avec humour et mélancolie les liens qui unissent une fratrie composée de trois frères et soeurs, Serge, Jean et Nana Popper. Serge est également une réflexion sur la famille au sens plus large, ici la famille juive, puisque c'est à celle-là qu'appartiennent les Popper, avec un regard décalé sur la mémoire. Serge est paru le 7 janvier aux éditions Flammarion.

L'histoire : "Depuis qu'elle est morte, les choses se sont déréglées". La mère, celle qui tenait "la baraque de bric et de broc" de la famille Popper vient de succomber au cancer. Elle expire dans sa chambre, achevée par l'arrivée d'un lit médicalisé, qui lui a "cloué le bec".

Le lit médicalisé, ce monstre au milieu de sa chambre, l’a propulsée dans la mort

Yasmina Reza

dans "Serge", page 16

C'est Jean qui raconte. Dans cette famille juive non-pratiquante originaire de Hongrie, il est le fils du milieu, entre Serge, l'aîné, et Nana, la dernière de la fratrie. "Les derniers mots de notre mère ont été LCI", raconte Jean. "C’était quatre jours après l’attentat du Marché de l’Avent à Vivange-sur-Sarre, LCI (...)

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