Serena Williams a "failli mourir après avoir donné naissance à (sa) fille"

TENNIS – Dans une tribune, Serena Williams est revenue sur les complications survenues après son accouchement en septembre dernier.

L’Américaine a connu de graves complications suite à son accouchement. (Crédit AFP)

J’ai failli mourir après avoir donné naissance à ma fille.” C’est par ces mots, très forts, que débute le témoignage de Serena Williams. Dans une lettre relayée sur le site de la chaîne américaine CNN, la tenniswoman est revenue sur l’arrivée de sa fille, Olympia, née en septembre dernier, et les complications qui ont suivi son accouchement.

Après “une grossesse plutôt facile“, la naissance de la petite s’est plutôt bien passé, s’est remémoré l’Américaine de 36 ans. “Ma fille est née par césarienne après que son rythme cardiaque ait soudainement chuté durant mes contractions. L’opération s’est déroulée en douceur et avant même que je ne m’en rende compte, Olympia était dans mes bras. C’était le moment le plus incroyable de ma vie.”


La suite a en revanche tourné au cauchemar. “Ce qu’il s’est passé juste 24 heures après l’accouchement a été six jours d’incertitude“, a-t-elle confié. La championne a en effet été victime d’une embolie pulmonaire. Une pathologie qui provoque des caillots dans le sang et obstrue le système artériel irriguant les poumons et dont elle souffre depuis plusieurs années. Elle avait d’ailleurs été hospitalisée pour cette raison en 2011. “À cause de mon passé médical avec ce problème, je vis avec la peur de cette situation. Alors, quand j’ai ressenti des problèmes pour resprier, je n’ai pas attendu une seconde pour alerter les infirmières.

Cela a déclenché une série de complications auxquelles je suis heureuse d’avoir survécue. D’abord, la cicatrice de ma césarienne s’est ouverte à cause de l’intense toux provoquée par mon embolie. Je suis retourné au bloc opératoire et les docteurs ont découvert un large hématome, un gonflement de sang coagulé, au niveau de mon abdomen. Et je suis ensuite retourné dans la salle d’opération afin d’éviter que les caillots atteignent mes poumons. Quand je suis finalement rentré chez moi, j’ai dû passer les six premières semaines de ma maternité au lit.”

Alors qu’elle a repris la compétition le 11 février dernier en Fed Cup, Serena Williams s’estime “chanceuse” d’avoir survécue à ces complications. “Ils ont su exactement comment gérer cette tournure compliquée des évènements, a-t-elle indiqué au sujet de l’équipe médicale, qu’elle a tenu à remercier. Sans leurs soins, je ne serais pas ici aujourd’hui.

En témoignant de son expérience, Serena Williams souhaite alerter l’opinion publique sur les inégalités d’accès aux soins pour les jeunes mamans et leurs nouveaus-nés. Dans le monde, 2,6 millions de bébés meurent chaque année, selon un rapport de l’UNICEF.