Serbie-Kosovo: l'accord de libre circulation n'apaise que temporairement les tensions

A-t-on évité de nouveaux incidents au Kosovo, et plus particulièrement dans le Nord, à majorité serbe ? On se souvient que le 1er août, des incidents avaient éclaté entre la police du Kosovo et la minorité serbe. Mais samedi 27 août, Serbes et Kosovars sont arrivés in extremis à un accord sur la libre circulation de leurs ressortissants. Le risque de nouveaux incidents s'éloigne, mais les relations restent tendues entre la Serbie et son ancienne province au statut contesté.

Que sait-on de l'accord conclu entre Serbes et Kosovars ? Sur quoi porte-t-il ?

L'accord porte sur la libre circulation des Serbes et des Kosovars. Puisqu'elle ne reconnaît pas l'indépendance de son ancienne province, la Serbie ne reconnaissait pas les documents d'identité kosovars. Les habitants du Kosovo se rendant en Serbie se voyaient remettre un document provisoire d'entrée sur le territoire. Le Premier ministre du Kosovo, Albin Kurti, voulait mettre en place la même chose pour les Serbes, ce qui posait problème à la minorité serbe du Kosovo, dont la vie quotidienne aurait été sérieusement compliquée. Eh bien, l'accord trouvé autorise les Kosovars à voyager en Serbie avec leur carte d'identité, tandis que le Kosovo accepte de ne pas instaurer de document spécial pour les Serbes. Cet accord de libre circulation éloigne le risque de nouveaux incidents dans le nord du Kosovo, tels ceux du 1er août, qui avaient vu la police anti-émeute kosovare et les Serbes du Kosovo se faire face, séparés par des barricades.

Est-ce que l'accord met un coup d’arrêt aux incidents que vous évoquez ?


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