Il serait possible de détecter un menteur au son de sa voix

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Une étude menée par des chercheurs du CNRS, dont les résultats ont été publiés dans la revue "Nature", montre qu'une personne considérée comme en train de mentir va avoir un débit de parole lent, mettre peu d'intensité sur les deux premières syllabes des mots et garder sa voix en l'air en fin de phrase.

Peut-on reconnaître un menteur au simple son de sa voix ? C'est la question sur laquelle se sont penchés des chercheurs du CNRS en menant une expérience auprès de 100 participants. D'après les conclusions de leurs travaux, qui viennent d'être publiées dans la célèbre revue Nature, sur les 70.000 façons de dire un même mot, certains signes vocaux comme l'intensité, le ton ou encore la vitesse d'élocution, inspirent la crédibilité auprès d'un interlocuteur.

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Un débit lent, une faible intensité et la voix qui reste en l'air en fin de phrase

D'après ces chercheurs, qui ont fait écouter plusieurs mots, parfois inventés, aux participants, une personne qui ment aura tendance à avoir un débit de parole lent, avec peu d'intensité sur les deux premières syllabes, et la voix qui ne descend pas à la fin d'une phrase. Dans un mensonge, on peut également percevoir une hésitation dans la voix, ajoute au micro d'Europe 1 Jean-Julien Aucouturier, chercheur au CNRS.

"Imaginons, nous sommes dans un quiz et vous me demandez quelle est la capitale de l'Australie. Je vais réfléchir, me dire que ce n'est pas la ville de Sydney, avant de répondre 'Canberra' [avec la voix en l'air, un peu comme une interrogation, ndlr]." Dans ce cas de figure, "on a une hauteur et une lenteur dans la voix qui sont exactement la signature de l'incertitude", explique-t-il.

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