Serais-je devenu américain ?

Ouverture automatique des portes. Nous voici sortis de l’aéroport. À leur ouverture, le contraste entre l’air (très) climatisé de l’aéroport et l’atmosphère chaude et humide qui règne à l’extérieur – en dépit de l’heure avancée – se fait immédiatement sentir. Je viens de retrouver une partie de ma famille, qui a enfin pu me rendre visite après de longs mois d’attente (merci l’ami Covid !). Nous voici désormais sur le parking de l’aéroport et une réaction quasi viscérale s’empare de ma chère famille fraîchement débarquée de France : “Mais qu’est-ce que c’est que ça ?”

Ce n’est pas tant la chaleur qui retient leur attention mais bien les interminables rangées d’immenses voitures et autres pick-up trucks, soigneusement alignés le long des allées du parking. Car oui, ces voitures (ou devrais-je dire camions ?) dépassent bien souvent les deux mètres de haut et les six mètres de long. Bienvenue en Amérique, y’all.

À peine montés dans ma voiture (qui n’est pas un pick-up truck, je tiens à le préciser), un autre détail attire leur attention. Mais pourquoi donc une immense cup de iced tea – dont je ne manque pas de boire une petite gorgée à chaque feu rouge – trône-t-elle fièrement dans le réceptacle prévu à cet effet, entre le siège du conducteur et le siège passager ? Toutes ces choses que je ne remarque plus…

Photo Colby Ray/Unsplash/cc
Photo Colby Ray/Unsplash/cc

Voici désormais seize mois que je n’ai pas mis un pied en France, contraint de rester sur le territoire américain dans l’attente (interminable) de ma carte verte (une autre histoire passionnante, que je ne manquerai pas de vous conter un jour). Cette visite s’annonce visiblement riche en observations. Et un doute s’empare de moi : serais-je devenu américain ?

L’art du white strip

Lendemain matin, table du petit-déjeuner. Nouvelle journée, nouvelle observation : “Mais tes dents sont si blanches ! ” Et si cela les interpelle, c’est parce qu’elles sont un peu trop blanches. Promis, je ne porte pas encore de dentier. En revanche, j’ai succombé à la mode américaine qui consiste à avoir des dents si blanches qu’elles en paraissent fausses. Exit le naturel à la française. J’ai lâchement opté pour le sourire à l’américaine – qui brille tellement qu’il pourrait vous aveugler quelques instants un jour de grand soleil. Et je sais qu’une question vous brûle les lèvres : comment ai-je bien pu réaliser un tel exploit ?

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