Royaume Uni: qui sera le prochain visage du parti travailliste?

L’élection du prochain leader du Labour démarre ce lundi 24 février. Les membres du parti et les membres des syndicats affiliés ont jusqu’au 2 avril pour voter. Trois candidats sont en lice pour remplacer Jeremy Corbyn : deux femmes et un homme aux sensibilités très différentes.

A 40 ans, Rebecca Long-Bailey est souvent perçue comme l'héritière naturelle du très à gauche Jeremy Corbyn. Son père était docker et syndicaliste. Chargée des relations avec les entreprises au sein du parti, elle entend tirer profit de ses origines ouvrières pour tenter de reconquérir l’électorat tenté par les conservateurs.

Mais c’est une figure qui divise au sein du parti dont certains membres se sont détournés du chef, accusé d’être responsable de la défaite historique aux législatives de décembre. Récemment, plusieurs dizaines de députés ont même fait planer la menace d'une démission du parti si elle était désignée.

Le seul représentant masculin, Keir Starmer, 57 ans, est sur une ligne beaucoup plus centriste. Député du Grand Londres, il est, depuis trois ans, responsable du Brexit au sein du parti. Il avait lui-même voté en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. Parmi ses soutiens : UNISON, le plus grand syndicat du pays.

La troisième candidate, Lisa Nandy, 40 ans, a derrière elle le syndicat GMB, qui représente quelque 600 000 travailleurs et l’Union nationale des mineurs. Députée d’une circonscription du nord-ouest de l’Angleterre, elle est chargée du dossier de l’énergie.

Les membres du parti travailliste ont jusqu’au 2 avril pour se prononcer. Le nom du successeur de Jeremy Corbyn sera annoncé deux jours plus tard.