Séquestrée par sa mère et sa sœur, elle s’échappe au bout de 3 ans

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Une femme de 25 ans s'est échappée après 3 ans de séquestration par sa mère et sa sœur

En août dernier, une jeune femme de 25 ans a réussi à s’échapper après trois ans de séquestration dans sa propre maison. Ses tortionnaires, sa mère et sa sœur, ont respectivement été placées en hôpital psychiatrique et en détention.

Personne ne savait ce qu’il se passait derrière les volets clos de cette maison familiale de Bignay, en Charente-Maritime. Au mois d’août dernier, une jeune femme de 25 ans a réussi à s’en échapper après avoir été séquestrée par sa mère et sa sœur durant trois ans, révèle le journal Sud-Ouest. Aussi choquante soit-elle, cette affaire n’a été révélée que ce lundi 6 septembre au cours d’une audience de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Poitiers.

Prénommée Gaëlle, la victime s’est échappée le soir du 24 août dernier. Après avoir appelé au secours à plusieurs reprises, elle a fini par sauter par une fenêtre du rez-de-chaussée et par se réfugier chez une voisine. Cette dernière a immédiatement contacté les forces de l’ordre pour leur raconter la situation : elle vient de recueillir une femme de 25 ans sale, affamée, frigorifiée, ne portant qu’une culotte et affirmant avoir été séquestrée pendant trois ans.

Une famille recluse

Une fois sur place, les gendarmes pénètrent dans la maison où vivaient Gaëlle, sa mère Lorena et sa sœur Audrey. Dedans, ils trouvent effectivement une chambre dont les fenêtres sont clouées de planches de bois et remplie d’immondices et d’excréments. Autre élément confirmant les dires de la victime, les militaires constatent qu’elle porte de nombreuses marques de coups et de griffures. D’après les informations de nos confrères de Sud-Ouest, la mère de famille a été placée en hôpital psychiatrique et la sœur en détention provisoire. Bien que Gaëlle n’ait porté plainte que contre sa mère, les deux femmes ont été mises en examen pour séquestration et violences volontaires avec armes et en réunion.

Les premiers éléments de l’enquête ont révélé que les trois femmes vivaient de manière recluse, dans une maison privée d’eau et d’électricité. Elles n’en sortaient d’ailleurs que pour faire quelques courses ou pour se rendre à l’office religieux hebdomadaire. Les deux tortionnaires s’étaient en effet converties depuis quelques années au mennonisme. Ce courant du protestantisme n’étant toutefois pas réputé pour ses dérives sectaires, ce serait plutôt le rapport personnel de Lorena et Audrey à la religion qui aurait pu conduire à ces comportements violents.

La mère de famille prétend pourtant que l’enfermement de Gaëlle était totalement volontaire. La sœur n’a pas prononcé un mot au cours des cinq audiences au cours desquelles elle a été interrogée, pas plus que devant le tribunal. De nombreux éléments restent donc encore à éclaircir.

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