Sept pays européens s’engagent à ne plus soutenir le pétrole et le gaz

Par Emmanuel Berretta
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La France soutient le verdissement des financements d'export du gaz et du pétrole.
La France soutient le verdissement des financements d'export du gaz et du pétrole.

Une coalition de sept pays, dont la France, vont s'engager, jeudi, à ne plus soutenir leurs exportations d'hydrocarbures (gaz et pétrole). La France a pris le leadership de ce qui demeure, à ce stade, « un premier pas », selon les termes de Bruno Le Maire, afin de se conformer aux engagements climatiques de l'accord de Paris. La France a convaincu le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Espagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède de signer cet engagement. Pour l'instant, il ne s'agit que d'une déclaration de principes. L'arrêt des soutiens à l'export du gaz et du pétrole ne fait pas l'objet d'un calendrier précis, sauf en France. Il était important que la France soit rejointe par d'autres partenaires, sinon les entreprises françaises, privées de soutien public, auraient probablement disparu des grands appels d'offres internationaux avec des conséquences déplorables sur la richesse et l'emploi.

Un accord en trois temps

« Il y a trois ans, aucune politique publique ne prévoyait le verdissement des financements d'export. La France l'a inscrit dans sa loi de finances dès 2019 », relève le ministre français de l'Économie et des Finances. L'arrêt du soutien dans l'Hexagone sera progressif. En trois dates. Une première étape a été franchie le 1er janvier 2021. Depuis, le soutien public à l'export du pétrole lourd et des sables bitumineux est interdit. Puis, le 1er janvier 2025, la prohibition frappera le pétrole et ensuite, le 1er janvier 2035, ce sera le gaz. Une transi [...] Lire la suite