"Sept Jours" : Emmanuel de Waresquiel fait revivre la révolution à hauteur d'homme

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1789 a bien failli ne jamais avoir lieu. Le 4 avril, Louis XVI en visite sur un chantier manque de se fracasser le crâne après qu'un échafaudage a cédé sous son poids. Sans le geste salvateur d'un ­charpentier dont l'histoire n'a pas retenu le nom, peut-être n'y aurait-il pas eu de révolution. Quatre ans plus tard, le roi montait sur l'échafaud et personne cette fois ne tenterait plus de le sauver. De l'échafaudage à l'échafaud, ce ne sont pas quatre années mais sept journées qui auront suffi à rendre caduques des structures sociales héritées de l'époque féodale. Entre le 17 et le 23 juin 1789, la fin des privilèges, l'aspiration à la liberté et l'utopie d'une égalité entre les hommes : "tout est en place dans les mots autant que dans les têtes" pour qu'ait lieu ce bouleversement qui nous hante encore.

Aux côtés des acteurs de la Révolution naissante

Emmanuel de Waresquiel explore ces sept jours à hauteur de ceux qui les ont vécus, tantôt sur scène dans la cacophonie des États généraux, tantôt en dehors pour mieux nous faire comprendre pourquoi, "en 1789, tout le monde à peu près en France désirait un changement à son état". "Là où il y a de l'homme, il y a de l'hommerie", avait coutume de dire la mère de l'historien ; il a manifestement retenu la leçon : sous sa plume, l'histoire est tout sauf une succession de faits et de dates ; plutôt un voyage dans le temps aux côtés de Necker, Mirabeau, Sieyès et d'un roi dont l'autorité était déjà fanée. "Il faut toujours compter, en ...


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