Sept enfants de jihadistes français rapatriés de Syrie

·2 min de lecture

Depuis l'effondrement territorial du groupe Etat islamique (EI) en Syrie en mars 2019, un total de 35 enfants français ont été rapatriés, soit des orphelins, soit des enfants dont les mères ont accepté de se séparer.

Le rapatriement mercredi de sept enfants de jihadistes français détenus dans des camps en Syrie "laisse un goût amer" aux proches de détenus, qui dénoncent régulièrement la politique de rapatriement au compte-goutte du gouvernement.

"Cette opération laisse un goût amer, même si elle prouve encore une fois que la France a la capacité de rapatrier qui elle veut, quand elle veut", écrit le Collectif des familles unies dans un communiqué. Depuis l'effondrement territorial du groupe Etat islamique (EI) en Syrie en mars 2019,l, soit des orphelins, soit des enfants dont les mères ont accepté de se séparer.

"Attendre que chaque mère +craque+ une par une pour rapatrier les enfants ne constitue pas une politique de protection des enfants, et ne permet pas de rapatrier tous les enfants", fustige le Collectif.

Cette "politique", dénoncent encore ces proches, "consiste à +sauver+ quelques enfants de temps à autre et de laisser tous les autres souffrir et périr dans les camps".

Plusieurs femmes françaises sont dans un état de santé très grave, dont une au moins souffre d'un cancer.

Lors de l'hiver 2018-2019, au moins 29 enfants étaient morts de froid dans le camps d'Al Hol. Et aujourd'hui, plusieurs femmes françaises sont dans un état de santé très grave, dont une au moins souffre d'un cancer.

Début décembre, le Comité des droits de l'enfant de l'ONU a jugé que les plus de 200 enfants français détenus dans les camps de tentes du nord-est syrien y sont en danger "immédiat". Sont évoqués dans cet avis dont l'AFP a obtenu une copie des "risques de dommages irréparables pour leurs vies, leur intégrité physique et mentale et leur développement".

La France, ajoute ce comité de l'ONU, et contrairement à ce qu'elle affirme, "exerce une(...)


Lire la suite sur Paris Match