Se sentant traqué, Samuel Paty aurait vécu ses derniers jours dans l'angoisse

© ISA HARSIN/SIPA

Ce sont les derniers éléments qui viennent s’ajouter au dossier de l’assassinat de Samuel Paty . Comme le révèle Le Parisien , les investigations autour de sa décapitation sont officiellement terminées depuis le 6 octobre. Fin juin, la sous-direction antiterroriste (Sdat) a livré les derniers éléments de son enquête et montre que le professeur de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) se sentait bien menacé avant sa mort. Or, à la suite d’une plainte déposée par des proches de Samuel Paty en avril dernier pour « non-assistance à personne en péril », ces nouveaux éléments pourraient leur servir.

Justification auprès de ses collègues

Ce dernier rapport s’appuie en particulier sur les dernières recherches sur Internet du professeur avant qu’il ne soit décapité par Abdoullakh Anzorov. Samuel Paty est décrit comme apeuré par la situation, mais surtout très esseulé. Cela fait suite à la campagne de dénigrement qu’il a subi sur les réseaux sociaux après avoir projeté en classe des caricatures du prophète Mahomet le 6 octobre 2020.

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L’élève de 4e incriminée, qui n’a pas assisté au cours, a depuis avoué avoir menti à son père , lequel va ensuite diffuser des vidéos de haine contre l’enseignant. L’agent d’accueil du collège va aussi raconter devant les enquêteurs les menaces que le collège a subi après cette affaire, et se montrer à l’époque très inquiet pour Samuel Paty.

Le professeur, lui-même, va révéler ...


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